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Adolfo Kaminsky. Faussaire et photographe


 

Visite Guidée avec Conférencière de l’exposition

« Adolfo Kaminsky. Faussaire et photographe »

Mercredi 15 Janvier 2020 à 11h

Au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme 

Résistant dès l’adolescence et faussaire de génie, Adolfo ­Kaminsky a consacré trente ans de son existence à­ produire des faux papiers.

Né à Buenos Aires en 1925, dans une famille juive originaire de Russie installée en France en 1932, il ­travaille comme apprenti teinturier dès l’âge de quinze ans et apprend les ­rudiments de la chimie.
Interné à Drancy en 1943 avec ­sa ­famille, il peut quitter le camp grâce à sa nationalité argentine.

Engagé dans la Résistance à dix-sept ans, il devient, grâce à ses compétences de chimiste, un expert dans la réalisation de faux papiers. Il travaille successivement pour la résistance juive – les Éclaireurs israélites, la Sixième et l’Organisation juive de combat – avant de collaborer avec les ­services secrets de l’armée française jusqu’en 1945.

Après la guerre, il fabrique des faux papiers pour la ­Haganah, facilitant l’émigration clandestine des rescapés vers la Palestine, puis pour le groupe Stern, qui s’oppose violemment au mandat britannique. Connu comme ­« le technicien », dans les années 1950 et 1960, il est le faussaire des réseaux de soutien aux indépendantistes algériens, aux révolutionnaires d’Amérique du Sud et aux mouvements de libération du Tiers-Monde, ainsi qu’aux opposants aux dictatures de l’Espagne, du Portugal et ­de­ la­ Grèce.
Autant de combats auxquels il a apporté son concours, au péril de sa vie et au prix de nombreux sacrifices.
Resté fidèle à ses conceptions humanistes, il refusera toute collaboration avec les groupes violents qui émergent en Europe dans les années 1970. C’est pendant la Seconde Guerre mondiale qu’Adolfo Kaminsky découvre la photographie.

Après la Libération, il réalise des milliers de clichés, offrant un regard en clair-obscur sur le ­monde, où se pressent travailleurs, amoureux clandestins, brocanteurs, mannequins réels ou factices, poupées disloquées, ou barbus errants… Des puces de Saint-Ouen aux néons de Pigalle, il a capturé les regards, les silhouettes solitaires, les lumières, l’élégance et la marge, tout ce qui constitue son univers.

Dans le foyer de l’auditorium, le MahJ rend hommage à ­cette figure de la Résistance dont l’œuvre photographique remarquable est resté ignoré en raison de ses engagements et ­d’une existence pour partie clandestine.

PAF 20 euros – Réservations 06 12 12 06 95 ou 06 16 12 04 78

RDV 11h Hall du MAHJ 71 rue du Temple 75003 Paris – Métro Hôtel de Ville ou Rambuteau


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Mercredi
15 janvier 2020
11h